Fibres métalliques ou synthétiques ? Bien choisir son armature fibrée

Fibres d'acier ou macrofibres synthétiques : tableau comparatif (dosage, résistance résiduelle, corrosion, feu, CO₂, coût), cadre DTU 13.3 et Avis Technique, et la bonne fibre pour chaque application.
Fibres métalliques ou synthétiques pour un béton sans treillis : c'est l'application qui tranche (charge, milieu, finition, budget). Les fibres d'acier (25–50 kg/m³) offrent la résistance résiduelle la plus élevée et restent le premier choix pour les fortes charges ponctuelles et les ouvrages structurels. Les macrofibres synthétiques arment le béton dès 2 kg/m³ (2–6 kg/m³ selon le calcul), ne rouillent pas et allègent fortement la manutention.
Côté climat, une macrofibre structurelle TwistR® réduit jusqu'à 98 % le CO₂ de la part armature par rapport à une armature en acier traditionnelle. Vous trouverez ci-dessous un tableau comparatif, le choix de fibre par application et le cadre réglementaire en France (DTU 13.3, Avis Technique) et en Belgique.
Armature fibrée : fibres en vrac ou barres en fibre de verre ?
Une armature fibrée désigne le plus souvent un renfort constitué de fibres réparties dans toute la masse du béton : l'armature arrive déjà mélangée dans la toupie, au lieu d'être posée et ligaturée comme un treillis soudé. Le terme recouvre trois réalités :
• Fibres structurelles (acier, macrofibres synthétiques) : elles reprennent l'effort de traction après fissuration et peuvent remplacer le treillis des dallages et revêtements. C'est le sujet de cet article.
• Microfibres (polypropylène, basalte) : elles limitent uniquement le retrait plastique au jeune âge. Voir microfibres contre les fissures de retrait.
• Barres d'armature en fibre de verre (PRFV) : pas des fibres en vrac, mais des barres composites posées comme des aciers là où l'acier est proscrit (corrosion, amagnétisme). Légères et non corrosives, elles ont un module d'élasticité nettement plus faible que l'acier et se dimensionnent barre par barre.
Pour un dallage sans treillis, le choix se joue donc entre fibres métalliques et macrofibres synthétiques. Toutes les familles sont décrites dans types de fibres pour béton ; le ferraillage classique est comparé dans béton fibré ou armature traditionnelle.
Qu'est-ce qu'une fibre d'acier (fibre métallique) ?
Une fibre d'acier est un court tronçon de fil d'acier tréfilé (à titre indicatif 30 à 60 mm de long et 0,4 à 1,0 mm de diamètre) mélangé en vrac au béton, où il forme un réseau d'armature tridimensionnel. En France, on parle plutôt de fibres métalliques et de béton de fibres métalliques : c'est le vocabulaire de la NF EN 14651, du NF DTU 13.3 et des Avis Techniques (la norme produit NF EN 14889-1 parle, elle, de fibres d'acier). Il existe des fibres ondulées ou plates, mais la plupart des types structurels sont des fibres d'acier à crochets : les crochets d'extrémité ancrent mécaniquement la fibre dans la matrice de béton, de sorte qu'en cas de fissuration elle continue de transmettre l'effort de traction au lieu de glisser hors de la matrice. Les variantes à haute résistance utilisent un fil d'acier nettement plus résistant, ce qui permet à la fibre d'exploiter pleinement son ancrage.
Deux paramètres clés déterminent la performance. L'élancement (rapport de forme), c'est-à-dire la longueur divisée par le diamètre, pilote le fonctionnement : une fibre 35/0.55 a un élancement d'environ 64, une fibre 60/0.75 un élancement de 80. Plus le rapport est élevé, plus la résistance résiduelle par kilo est importante, mais plus le malaxage devient critique. S'y ajoute le dosage : pour les applications structurelles, il se situe généralement entre 25 et 50 kg/m³. Les fibres à bon ancrage peuvent, selon le calcul, se doser plus bas : la fiche technique de la MPZG HT+ 35/0.55 indique 10–35 kg/m³. Les fibres d'acier portent le marquage CE selon EN 14889-1 et leur résistance résiduelle est éprouvée par l'essai de flexion EN 14651.
Qu'est-ce qu'une macrofibre synthétique structurelle ?
Une macrofibre synthétique structurelle est une fibre polymère (polypropylène ou polyoléfine) de longueur comparable qui remplit le même rôle : ponter les fissures et fournir une résistance résiduelle dans le béton durci. Elle relève de la norme EN 14889-2, qui distingue les microfibres (classe I, diamètre inférieur à 0,30 mm) des macrofibres structurelles (classe II). Comme les fibres d'acier, les macrofibres sont classées sur la base de la résistance résiduelle mesurée, si bien que l'ingénieur structure peut les intégrer de manière justifiée dans le calcul. Deux exemples :
• Wiking 4050 TR : macrofibre monofilament en polyoléfine, 48 mm, Ø 700 µm, résistance à la traction de 557 MPa, classe II selon EN 14889-2, dosage 2–6 kg/m³.
• La macrofibre structurelle TwistR® est une fibre hybride de 48 mm (monofilament torsadé et fibre réseau fibrillée) en polypropylène neuf à 100 % ; elle s'ancre dans la matrice grâce à sa structure torsadée et se dose à seulement 2,0–6,0 kg/m³.
Ne confondez pas les macrofibres avec les microfibres PP : celles-ci ne maîtrisent que les fissures de retrait plastique dans le béton jeune et ne fournissent aucune résistance résiduelle structurelle. Pour une vue d'ensemble du sujet, consultez la page pilier béton fibré.
Fibres métalliques vs synthétiques : tableau comparatif
Les deux familles remplacent le treillis traditionnel dans les dallages, les revêtements et de nombreuses applications préfabriquées. Le tableau résume les critères qui font la différence.
| Critère | Fibres d'acier (métalliques) | Macrofibres synthétiques |
|---|---|---|
| Norme (marquage CE) | EN 14889-1 | EN 14889-2, classe II |
| Dimensions courantes | 30–60 mm, Ø 0,4–1,0 mm, souvent à crochets d'extrémité | Env. 40–60 mm, Ø > 0,30 mm, profil torsadé ou texturé |
| Dosage courant | 25–50 kg/m³ (certaines fibres : dès 10 kg/m³ selon calcul et fiche technique) | 2–6 kg/m³ |
| Résistance résiduelle | La plus élevée par m³, pour les classes de performance supérieures | Couvre les classes courantes des dallages et revêtements |
| Corrosion | Points de rouille possibles en surface, sensible aux chlorures et aux acides | Aucune corrosion, bonne résistance chimique |
| Comportement au feu | Conserve sa contribution nettement plus longtemps | Le polypropylène fond vers 160–170 °C : contribution structurelle perdue |
| Poids pour 100 m³ | 2 500–5 000 kg | 200–600 kg |
| Surcoût matière par m³ (indicatif, prix 2026) | 12–65 € (à 10–35 kg/m³ ; davantage aux dosages élevés) | 15–45 € |
| CO₂ de la part armature | Lié à la production d'acier, proportionnel au dosage | Jusqu'à 98 % de moins que l'armature acier traditionnelle (TwistR®) |
| Finition | Fibres parfois visibles au polissage, à éviter en béton décoratif | Aspect légèrement duveteux au début, qui s'use |
| Mise en œuvre | Ajout dosé et malaxage suffisant contre les pelotes (oursins) | Légères, ne piquent pas, faciles à manipuler |
Prix. Au kilo, l'acier coûte nettement moins cher que le polymère, mais il en faut environ dix fois plus par mètre cube. Au final, les surcoûts par m³ se recouvrent largement : à titre indicatif (prix 2026), comptez 12 à 65 € par m³ pour la fibre d'acier aux dosages de 10–35 kg/m³ (davantage au-delà), et 15 à 45 € par m³ pour la macrofibre synthétique. Le détail du calcul figure dans combien coûte le béton fibré.
Manutention. Pour un dallage de 100 m³, le dosage seul fait la différence : 2 500 à 5 000 kg de fibres d'acier contre 200 à 600 kg de macrofibres synthétiques. L'écart se ressent à la livraison, au stockage et lors de l'ajout dans la toupie.
Dosage. La quantité exacte dépend de la classe de résistance résiduelle exigée et de la fibre choisie. Vous la déterminez pour chaque projet avec les recommandations pratiques de dosage.
Polir et lisser mécaniquement le béton fibré-acier
Le béton fibré-acier se prête parfaitement à une finition monolithique. Lors du lissage à l'hélicoptère, le rotor enfonce les fibres sous la couche de surface, créant une surface fermée ; sur les sols polis, une fibre peut occasionnellement rester visible. Pour le béton apparent ou les dallages à hautes exigences de surface, les chapistes et dalleurs choisissent donc souvent une macrofibre synthétique, éventuellement combinée à une microfibre contre le retrait plastique. Discutez toujours de l'exigence de finition au préalable avec l'entreprise de sols : cela évite les litiges à la réception.
Remplacer les Dramix® 3D, 4D ou 5D ?
De nombreux cahiers des charges prescrivent par habitude les fibres d'acier Dramix® de Bekaert. Des alternatives existent pourtant. Évaluez-les sur l'élancement, la résistance à la traction et la classe de résistance résiduelle démontrée selon EN 14651, pas sur la marque :
• Remplacer la Dramix® 3D : la MPZG HT+ 35/0.55, fibre d'acier tréfilée à crochets d'extrémité (35 mm, Ø 0,55 mm), dosée à 10–35 kg/m³ selon sa fiche technique, pour les dallages et les applications structurelles courantes.
• Remplacer la Dramix® 4D : la MPWG HT+ 50/0.90 à doubles crochets d'extrémité (50 mm, Ø 0,90 mm, 2 100 N/mm²), pour les dallages et fondations plus fortement chargés.
• Remplacer la Dramix® 5D : la MPWG HT+ 60/0.75, la fibre la plus lourde de notre programme (60 mm, Ø 0,75 mm, 2 100 N/mm², élancement de 80), pour les tunnels, la préfabrication et les travaux structurels lourds.
Toutes trois portent le marquage CE selon EN 14889-1. Demandez la déclaration de performance et faites comparer par l'ingénieur la classe de résistance résiduelle à l'exigence du cahier des charges : l'équivalence est alors démontrable et vous pouvez comparer les offres.
Quand choisir les fibres d'acier ?
Les fibres d'acier sont le choix logique lorsque la résistance résiduelle maximale par mètre cube est déterminante :
• Dallages industriels fortement chargés, avec fortes charges ponctuelles de rayonnages ou de transport interne lourd.
• Fondations, dalles et parois de sous-sol où la fibre remplace (en partie) l'armature structurelle.
• Voussoirs de tunnel, béton projeté et éléments préfabriqués comme les murs de soutènement en béton : des applications où le béton fibré-acier fait ses preuves depuis des décennies.
Ce type de travail structurel requiert toujours un calcul par l'ingénieur structure ; les fibres ne remplacent pas totalement l'armature traditionnelle dans toutes les situations. L'effet du dosage sur le prix par m³ est détaillé dans béton fibré-acier : prix, dosage et applications.
Quand choisir les macrofibres synthétiques ?
Les macrofibres synthétiques gagnent du terrain dans les dallages, les pistes cyclables, les cours de ferme et le white topping. Quelques réalisations le montrent. Sur la NDSM Werf à Amsterdam, la fondation des bacs à arbres a été entièrement dimensionnée avec des fibres structurelles TwistR® : 1 500 kg d'acier d'armature économisés et 98 % de CO₂ en moins sur la part armature. Le long de la piste cyclable N344 à Barneveld, un white topping de 12 cm renforcé de TwistR® a été coulé sur l'enrobé existant réutilisé, avec des coûts de projet réduits d'environ 25 %. Pour un sol de serre sans armature acier, la Wiking 4050 TR a permis une économie de 29 % par rapport à l'acier. Trois situations font pencher la balance :
• Environnements sensibles à la corrosion ou chimiquement agressifs : dans les sols agricoles et les serres soumis aux acides ou aux bases, une fibre polyoléfine comme la Wiking 4050 TR est une option éprouvée, résistante aux acides et aux bases. Pour les serres, notre article sur la dalle béton sur sable détaille la mise en œuvre sans treillis.
• Exigences environnementales dans les appels d'offres : une macrofibre synthétique avec jusqu'à 98 % d'émissions de CO₂ en moins sur la part armature, par rapport à l'armature acier traditionnelle, marque des points dans les critères environnementaux des appels d'offres (bilan carbone, analyse du cycle de vie).
• Logistique et ergonomie : 4 kg de fibres par mètre cube au lieu de 30 kg d'acier, cela économise transport, manutention et temps de mise en œuvre.
Les cas où le béton de fibres synthétiques convient, et ceux où il ne convient pas, sont détaillés dans béton de fibres synthétiques : quand est-ce le bon choix.
Fibre acier ou fibre synthétique : quelle fibre pour quelle application ?
Pour un dallage comme pour les autres ouvrages, le tableau ci-dessous donne une première orientation par application.
| Application | Fibre conseillée | Pourquoi |
|---|---|---|
| Dallage industriel fortement chargé (rayonnages, charges ponctuelles) | Fibres d'acier | Résistance résiduelle maximale par m³ |
| Dallage logistique ou commercial courant | Acier ou macrofibre synthétique | Selon la classe de résistance résiduelle exigée |
| Sol d'étable, silo-couloir, serre | Macrofibre synthétique (polyoléfine) | Pas de corrosion en milieu acide ou basique |
| Piste cyclable, white topping, cour | Macrofibre synthétique | Légère, sans rouille, éprouvée sur chantier |
| Béton apparent, lissé ou décoratif | Macrofibre synthétique, éventuellement avec microfibre | Pas de point de rouille ; fibres peu visibles après finition (aspect duveteux possible au début, à valider avec l'entreprise de sols) |
| Fondations, radiers, parois de sous-sol | Fibres d'acier, souvent avec armature réduite | Travail structurel, calcul par l'ingénieur |
| Voussoirs, béton projeté, préfabriqué lourd | Fibres d'acier (basalte pour des besoins de niche) | Performances structurelles éprouvées |
| Chape adhérente | Microfibre | Limite le retrait plastique |
| Chape flottante ou chauffante | Treillis ou fibres selon le DTU applicable ou l'Avis Technique | Retrait et tuilage à maîtriser |
Pour tout ouvrage structurel, l'ingénieur structure fixe le type de fibre et le dosage par le calcul. Approfondissez selon votre projet : dallage industriel en béton fibré, sols d'étable et silos-couloirs, white topping et chape ciment.
Dalle de maison, garage ou terrasse : quelle fibre ?
Pour une terrasse ou une allée, une macrofibre synthétique remplace le treillis anti-fissuration, sans risque de rouille. Une dalle de garage ou un dallage de maison supporte des charges : il faut alors des fibres structurelles (acier ou macrofibres synthétiques). En France, le dallage d'une maison individuelle relève du NF DTU 13.3 (à titre indicatif, une épaisseur d'au moins 12 cm et un treillis soudé) ; le remplacer par des fibres suppose un procédé sous Avis Technique, qui fixe aussi le dosage et la classe de béton (par exemple C30/37, à titre indicatif, selon le procédé). Des microfibres seules ne remplacent jamais le treillis.
À lire aussi : terrasse en béton sans treillis soudé, quelle épaisseur pour une dalle de béton et faire couler du béton fibré.
Dallage fibré en France et en Belgique : DTU 13.3, Avis Technique et normes EN
En France, les dallages relèvent du NF DTU 13.3. Lorsque des fibres remplacent le treillis, on travaille en pratique avec un procédé sous Avis Technique (ou DTA) du CSTB, qui fixe le type de fibre, le dosage minimal, la classe de béton (souvent C30/37 au minimum) et les règles de dimensionnement. Par exemple, selon le procédé, certains avis pour fibres métalliques imposent de l'ordre de 25 kg/m³ avec treillis de conjugaison aux joints et 40 à 45 kg/m³ pour les dallages sans joints. Des procédés sous Avis Technique existent aussi pour les macrofibres synthétiques.
En Belgique, l'ingénieur dimensionne sur la base de la résistance résiduelle selon EN 14651, avec des fibres marquées CE selon EN 14889-1 ou -2 et, le cas échéant, titulaires d'un agrément technique ATG. Le fib Bulletin 105 sert de référence internationale pour la conception. Dans les deux pays :
• Au fournisseur, vous demandez la déclaration de performance (DoP), la classe de résistance résiduelle et la fiche technique (voir EN 14889 et marquage CE).
• L'ingénieur fixe l'épaisseur, le dosage et le calepinage des joints.
• La centrale à béton vérifie la consistance et le temps de malaxage après l'ajout des fibres.
Et la fibre de basalte face à la fibre d'acier ?
Une troisième option est la fibre de basalte, filée à partir de roche volcanique. Le basalte combine une haute résistance à la traction avec l'absence de corrosion et une bonne tenue à la chaleur (de l'ordre de 700 °C pour le filament, valeur indicative) : un atout là où l'acier rouille et où le polymère fond, comme dans les applications exposées à la chaleur ou en milieu maritime. La tenue à long terme dans le béton dépend du type de fibre, de son ensimage ou de sa matrice : demandez toujours la fiche technique. La macrofibre de basalte Basalt Wave, au profil ondulé 3D (50 mm, Ø 1,2 mm), vise notamment les tunnels, le préfabriqué et le béton projeté.
Les fibres de verre AR (alcali-résistantes) servent surtout aux parois minces et aux mortiers ; elles ne constituent pas une alternative pour les dallages. Pour les dallages et revêtements courants, le choix reste donc le plus souvent entre acier et polymère ; le basalte est l'alternative spécialisée pour les exigences de niche.
Comment faire votre choix
L'arbitrage se fait en quatre étapes :
• Charge : déterminez avec l'ingénieur structure la charge et la classe de résistance résiduelle requise.
• Milieu : pesez la corrosion, l'agressivité chimique, le risque d'incendie et les exigences de parement et de finition.
• Coût total : chiffrez les deux variantes au prix par m³, main-d'œuvre et logistique comprises.
• Cahier des charges : vérifiez les exigences environnementales et, en France, le cadre NF DTU 13.3 et Avis Technique.
Les deux familles se combinent aussi : une macrofibre avec une microfibre contre le retrait plastique, ou une fibre hybride comme TwistR® (monofilament torsadé et fibre réseau fibrillée). Notre guide de choix vous mène en quelques questions vers le type de fibre adapté, et avec le calculateur d'économies vous comparez en une minute les coûts de l'armature traditionnelle et du renforcement par fibres pour votre propre projet. L'exemple de calcul d'économie de CO₂ montre l'effet sur l'empreinte carbone. Vous hésitez entre deux fibres ? Nos conseillers techniques chiffrent les deux variantes pour vous, sans engagement.
Questions fréquentes
- Qu'est-ce qu'une armature fibrée ?
- On parle d'armatures fibrées quand le béton est renforcé de fibres réparties dans toute la masse (acier, macrofibres synthétiques, basalte ou verre) qui reprennent l'effort de traction après fissuration. Les fibres structurelles peuvent remplacer le treillis dans les dallages et les revêtements ; les microfibres ne servent qu'à limiter le retrait plastique. À ne pas confondre avec les barres d'armature en fibre de verre (PRFV), des barres composites posées comme des aciers.
- Quelle est la différence entre fibres métalliques et fibres synthétiques ?
- Les fibres métalliques (EN 14889-1) se dosent à 25–50 kg/m³ et offrent la résistance résiduelle la plus élevée par m³, mais peuvent laisser des points de rouille en surface. Les macrofibres synthétiques (EN 14889-2, classe II) se dosent à 2–6 kg/m³, ne rouillent pas et sont beaucoup plus légères ; en cas d'incendie, le polypropylène fond vers 160–170 °C et perd sa contribution. Le choix dépend de la charge, du milieu et de la finition : voir le tableau comparatif de cet article.
- Les fibres synthétiques peuvent-elles remplacer les fibres métalliques ?
- Oui, dans les dallages, les revêtements, les pistes cyclables, les sols agricoles et une grande partie du préfabriqué, à condition d'atteindre au dosage calculé la classe de résistance résiduelle exigée (EN 14651). Une macrofibre TwistR® se dose par exemple à 2,0–6,0 kg/m³. Pour les dallages très fortement chargés et les ouvrages structurels lourds, les fibres d'acier restent en revanche la référence, seules ou avec une armature réduite.
- Quel dosage de fibres métalliques pour un dallage ?
- À titre indicatif, 25 à 50 kg/m³ pour les applications structurelles. Selon le calcul et leur fiche technique, certaines fibres se dosent plus bas, par exemple 10–35 kg/m³ pour la MPZG HT+ 35/0.55. En France, l'Avis Technique du procédé fixe un minimum : par exemple, selon le procédé, de l'ordre de 25 kg/m³ avec treillis de conjugaison et de 40 à 45 kg/m³ pour un dallage sans joints. L'ingénieur fixe le dosage final ; voir aussi le dosage des fibres pour béton.
- Qu'est-ce qu'une fibre d'acier dans le béton ?
- Une fibre d'acier est un court tronçon de fil d'acier tréfilé (généralement 30–60 mm de long) muni de crochets d'extrémité, mélangé en vrac au béton. Ensemble, les fibres forment un réseau d'armature tridimensionnel qui ponte les fissures et confère au béton une capacité portante après fissuration (résistance résiduelle). Les fibres d'acier portent le marquage CE selon EN 14889-1 et se dosent à environ 25–50 kg par m³ de béton, selon l'application.
- Que signifie l'élancement d'une fibre d'acier ?
- L'élancement (rapport de forme) est la longueur de la fibre divisée par son diamètre. Une fibre de 60 mm de long et 0,75 mm de diamètre a donc un élancement de 80. Un rapport plus élevé donne plus de résistance résiduelle par kilo de fibres, mais impose des exigences plus strictes au malaxage pour éviter la formation de pelotes. Les désignations comme 35/0.55 ou 50/0.90 renvoient à cette longueur et à ce diamètre.
- Existe-t-il une alternative aux fibres d'acier Dramix® ?
- Oui. Évaluez les alternatives sur l'élancement, la résistance à la traction et la classe de résistance résiduelle selon EN 14651 plutôt que sur la marque. La MPZG HT+ 35/0.55 est proposée comme alternative à la Dramix® 3D, la MPWG HT+ 50/0.90 à la 4D et la MPWG HT+ 60/0.75 à la 5D ; l'équivalence se vérifie projet par projet sur la classe de résistance résiduelle (EN 14651) et la déclaration de performance, disponible sur demande. Toutes portent le marquage CE selon EN 14889-1.
- Le béton fibré-acier peut-il être poli ou lissé mécaniquement ?
- Oui, le béton fibré-acier se prête à une finition monolithique. Lors du lissage à l'hélicoptère, la machine enfonce les fibres sous la couche de surface, créant une surface fermée. Au polissage, une fibre peut occasionnellement rester visible ou donner un point de rouille. Pour les sols apparents à hautes exigences de surface, on choisit donc souvent une macrofibre synthétique, éventuellement complétée par une microfibre contre les fissures de retrait plastique.
- Fibre de basalte ou fibre d'acier : que choisir ?
- Les fibres d'acier fournissent la résistance résiduelle la plus élevée par m³ et sont le premier choix pour les travaux structurels lourds. Les fibres de basalte sont exemptes de corrosion et le filament résiste à la chaleur jusqu'à environ 700 °C (valeur indicative) ; leur tenue à long terme dans le béton dépend du type de fibre, de l'ensimage ou de la matrice, d'où l'intérêt de demander la fiche technique. Choisissez donc le basalte pour des exigences spécifiques (chaleur, neutralité magnétique, milieu agressif) et l'acier quand la performance structurelle maximale compte.
- Les fibres remplacent-elles totalement l'armature traditionnelle ?
- Pas toujours. Dans les dallages sur terre-plein, les revêtements, le béton projeté et de nombreuses applications préfabriquées, les fibres d'acier ou les macrofibres synthétiques peuvent remplacer totalement le treillis d'armature. Pour les ouvrages lourdement ou dynamiquement chargés, une armature en barres reste souvent (partiellement) nécessaire. L'ingénieur structure en décide sur la base de la charge de calcul et de la classe de résistance résiduelle démontrée ; avec le calculateur d'économies, vous faites la comparaison de coûts en amont. En France, un dallage sans treillis se réalise en pratique avec un procédé sous Avis Technique, dans le cadre du NF DTU 13.3. Voir aussi béton fibré ou armature traditionnelle.
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MPZG HT 35/0.55
Fibres d'acier crochetées à haute résistance, rapport d'aspect 35/0,55. Ancrage maximal et ductilité pour les constructions fortement sollicitées.
- TypeFibre d'acier tréfilée à crochets (collée)
- Dimension35 mm / Ø 0,55 mm
- Résistance à la traction1345 N/mm² ± 7,5%
- Module E200.000 N/mm²
Prix palette sur demande
Le plus choisiTwistR® GREEN HYBRID
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- Longueur48 mm
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- TypeFibre d'acier tréfilée à crochets (collée)
- Dimension60 mm / Ø 0,75 mm
- Résistance à la traction2100 N/mm² ± 7,5%
- Module E210.000 N/mm²
Prix palette sur demande
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